Voici les 7 signes qui montrent qu’un collègue présente des troubles de la personnalité, selon la psychologie

Vous la connaissez, cette personne au bureau. Celle qui explose pour un mail mal touré, qui transforme chaque réunion en drame shakespearien, ou qui passe de meilleur ami à ennemi juré en l’espace d’une pause café. Ce n’est probablement pas juste un mauvais caractère ou une période difficile qui s’éternise. Bienvenue dans l’univers complexe des troubles de la personnalité en milieu professionnel, un sujet dont personne ne parle vraiment mais que tout le monde subit.Attention, on met les choses au clair tout de suite : vous n’allez pas diagnostiquer vos collègues entre deux cafés. Seuls les professionnels de santé qualifiés peuvent établir un diagnostic clinique. Par contre, comprendre les mécanismes derrière certains comportements dysfonctionnels peut littéralement sauver votre équilibre mental au travail.

Les troubles de la personnalité décryptés sans jargon inutile

Oubliez les clichés hollywoodiens du psychopathe en costume trois-pièces. La CIM-11 définit les troubles de la personnalité comme des dysfonctionnements persistants dans trois domaines précis : une identité instable, des relations interpersonnelles chaotiques et une régulation émotionnelle défaillante. En gros, des personnes qui ne savent pas vraiment qui elles sont, qui transforment chaque interaction en montagnes russes émotionnelles et qui gèrent leurs sentiments avec la maturité d’un bambin devant un paquet de bonbons.Cette même classification range ces troubles par niveau de sévérité : léger, modéré et sévère. Et voici le truc important : même les manifestations légères peuvent créer des répercussions massives en entreprise. On parle de conflits chroniques, de rotation élevée des équipes, de productivité en chute libre et d’un climat de travail toxique qui contamine tout le monde.

Les profils qui empoisonnent votre open space

TalentLens, une référence en évaluation de personnalité professionnelle, a publié un livre blanc identifiant plusieurs styles dysfonctionnels particulièrement problématiques en entreprise. Ces personnalités partagent un point commun : une rigidité absolue et une incapacité totale à adapter leur comportement au contexte professionnel. Le micro-manager obsessionnel qui exige un compte-rendu de chaque seconde de votre journée. Le collègue paranoïaque qui voit des conspirations dans chaque décision de direction. La personne narcissique qui s’attribue vos mérites devant tout le monde.Ces comportements ne surgissent pas de nulle part. Ils sont ancrés dans des schémas psychologiques profonds, généralement formés durant l’enfance et consolidés au fil des années. Le vrai problème ? Ces personnes ont rarement conscience de l’impact de leur comportement sur leur entourage. Pour elles, c’est le monde entier qui dysfonctionne, jamais leur façon d’interagir avec lui.

Repérer les signaux d’alerte avant le désastre

Les signes précoces commencent souvent de manière subtile avant de devenir impossibles à ignorer. L’Organisation Mondiale de la Santé liste plusieurs indicateurs révélateurs : des conflits interpersonnels récurrents avec différentes personnes, une impulsivité marquée dans les décisions professionnelles, des réactions émotionnelles disproportionnées par rapport aux situations réelles, et une difficulté persistante à respecter les normes sociales du milieu professionnel.Vous avez un collègue qui envoie des messages vengeurs à trois heures du matin après une remarque anodine ? Qui pleure en réunion puis hurle vingt minutes plus tard ? Qui accuse systématiquement les autres de comportements qu’il adopte lui-même ? Ces schémas répétitifs sont des drapeaux rouges géants plantés au milieu de votre espace de travail.Nuance cruciale : on parle bien de schémas persistants et rigides, pas d’une mauvaise journée occasionnelle. Tout le monde peut craquer après une semaine infernale. La différence fondamentale réside dans la répétition : les personnes présentant des traits de personnalité dysfonctionnels reproduisent ces comportements encore et encore, indépendamment du contexte ou des conséquences.

L’effet boule de neige sur toute l’équipe

Voici un fait fascinant de psychologie organisationnelle : un seul individu avec des traits dysfonctionnels marqués peut littéralement contaminer l’ambiance de toute une équipe. Les recherches documentent clairement comment ces dynamiques affectent dramatiquement la productivité collective, augmentent l’absentéisme lié au stress, et créent ce fameux environnement toxique où même les employés les plus résilients finissent par s’effondrer.Les troubles de la personnalité s’accompagnent fréquemment de comorbidités comme la dépression et l’anxiété, qui aggravent encore davantage la situation. Gérer votre propre charge de travail tout en naviguant constamment autour des explosions émotionnelles d’un collègue, en désamorçant des conflits absurdes et en réparant les dégâts relationnels devient épuisant. Bienvenue dans le quotidien de milliers de professionnels.Le bien-être émotionnel de l’équipe entière en prend un coup. Certains développent des symptômes d’anxiété anticipatoire rien qu’à l’idée d’interagir avec la personne problématique. D’autres adoptent des stratégies d’évitement qui sabotent la collaboration. Pendant ce temps, les objectifs de l’entreprise passent au second plan, éclipsés par la gestion permanente de crises humaines.

La communication assertive comme bouclier anti-toxicité

La bonne nouvelle : vous n’êtes pas condamné à subir passivement cette situation. La communication assertive constitue votre meilleure défense dans cet environnement compliqué. Archetype, cabinet spécialisé en développement managérial, a élaboré un guide complet sur cette approche qui permet de gérer ces situations sans sacrifier votre humanité ni votre santé mentale.L’assertivité n’est ni de l’agressivité ni de la passivité. C’est cette zone équilibrée où vous exprimez clairement vos besoins, vos limites et vos opinions tout en respectant ceux de l’autre personne. Avec quelqu’un présentant des traits dysfonctionnels, cette approche devient vitale car elle établit un cadre stable dans une relation qui tend naturellement vers le chaos.

Les techniques concrètes qui changent la donne

Le cabinet Performances, spécialisé en développement professionnel, a publié en 2024 plusieurs conseils pour maîtriser la communication assertive en contexte managérial. Décortiquons les plus efficaces pour votre survie professionnelle.Le feedback constructif abandonne les reproches vagues comme « tu es toujours difficile » au profit de faits observables et précis. Par exemple : « Lors des trois dernières réunions, tu as interrompu les présentations des collègues avant qu’ils ne terminent, ce qui crée de la frustration dans l’équipe. » Factuel, précis, indiscutable.La reformulation intervient quand votre interlocuteur part en vrille émotionnelle. Reformulez calmement ce que vous comprenez de sa position : « Si je comprends bien, tu te sens ignoré quand tes idées ne sont pas retenues immédiatement. » Cette technique désarme l’escalade émotionnelle en montrant que vous écoutez vraiment, sans valider un comportement inapproprié.Les messages en « je » remplacent les accusations directes. Au lieu de « Tu me rends dingue avec tes crises », essayez « Je me sens stressé quand les conversations deviennent très émotionnelles car j’ai du mal à me concentrer sur les solutions. » Vous exprimez votre ressenti sans attaquer, ce qui réduit considérablement les réactions défensives.La fixation de limites claires représente probablement la technique la plus importante. Les personnes avec des traits dysfonctionnels testent constamment les limites. Vous devez les établir fermement : « Je suis disponible pour discuter de ce projet jusqu’à 18h. Après cette heure, je ne répondrai pas aux messages non urgents. » Et surtout, tenez-vous-y. La cohérence constitue votre meilleure alliée.

Gérer vos propres émotions : la clé oubliée

Les experts de Performances insistent également sur un aspect crucial souvent négligé : la gestion de vos propres émotions. Difficile de rester assertif quand vous êtes vous-même submergé par la frustration, la colère ou l’épuisement. Reconnaître vos propres déclencheurs émotionnels, prendre du recul avant de répondre, et développer votre résilience émotionnelle ne relèvent pas du luxe mais de la survie professionnelle.Le langage corporel compte autant que les mots. Une posture affirmée mais non agressive, un contact visuel direct sans être menaçant, un ton de voix stable et calme : tous ces éléments communiquent que vous êtes sérieux concernant vos limites, sans entrer dans un rapport de force destructeur.

L’écoute active : le paradoxe qui fonctionne réellement

Voici quelque chose de contre-intuitif : l’écoute active représente l’une des meilleures stratégies pour gérer les personnalités difficiles. Pas l’écoute passive où vous hochez la tête en pensant à votre liste de courses, mais l’écoute véritable où vous cherchez réellement à comprendre le cadre de référence de l’autre, même s’il vous semble complètement déconnecté de la réalité.Pourquoi cette approche fonctionne-t-elle ? Parce que beaucoup de comportements dysfonctionnels sont alimentés par un besoin profond d’être reconnu et compris. En démontrant que vous écoutez vraiment, sans jugement immédiat, vous désactivez souvent le besoin de l’autre d’escalader pour se faire entendre. Vous lui offrez ce qu’il cherche désespérément : la validation de son expérience, même si vous n’êtes pas d’accord avec son comportement.

Peut-on vraiment transformer un environnement toxique

Soyons réalistes : vous n’allez pas guérir un collègue présentant des troubles de la personnalité marqués. Ce n’est ni votre rôle ni dans vos possibilités. La thérapie professionnelle, sur le long terme, avec des spécialistes formés, constitue la seule approche efficace pour modifier ces schémas profondément ancrés.Mais vous pouvez, grâce aux stratégies assertives, créer un espace de collaboration plus sain. En établissant des limites claires, en communiquant de façon constructive et en refusant d’entrer dans les jeux psychologiques dysfonctionnels, vous transformez progressivement la dynamique relationnelle. Vous n’attendez plus que l’autre change, vous changez votre façon d’interagir avec lui.Cette approche bénéficie à l’ensemble du collectif. Les recherches en psychologie organisationnelle démontrent que les environnements où la communication assertive constitue la norme connaissent moins de conflits, une meilleure productivité et surtout, un bien-être collectif significativement supérieur. Même les personnes avec des traits dysfonctionnels tendent à mieux fonctionner dans un cadre clair et stable.

L’équilibre délicat entre empathie et protection personnelle

Voici le défi majeur : comment maintenir de l’empathie envers un collègue qui rend votre vie professionnelle misérable ? Les experts en ressources humaines et en psychologie organisationnelle convergent sur un point essentiel : l’empathie ne signifie jamais tout accepter.Vous pouvez reconnaître que cette personne souffre probablement, que ses comportements proviennent d’une réelle détresse psychologique, tout en refusant catégoriquement qu’elle détruise votre propre équilibre. L’empathie professionnelle consiste à comprendre sans cautionner, à établir des limites fermes avec bienveillance, à formuler clairement : « Je vois ta souffrance ET ton comportement demeure inacceptable ».Cette position ne représente pas de la dureté mais de la santé mentale. Vous ne pouvez pas vous sacrifier pour maintenir quelqu’un d’autre à flot. Protéger votre santé mentale au travail n’est pas de l’égoïsme mais une nécessité absolue pour votre longévité professionnelle et votre qualité de vie globale.

Quand impliquer les ressources humaines

Parfois, malgré toutes vos compétences en communication assertive, la situation dépasse vos capacités individuelles. Reconnaître ce point de basculement s’avère crucial. Si les comportements problématiques persistent malgré vos tentatives de résolution directe, s’ils s’aggravent, ou s’ils créent un environnement franchement hostile, le moment est venu d’impliquer les ressources humaines ou votre hiérarchie.Documentez tout méticuleusement. Dates, heures, comportements spécifiques, témoins éventuels, impact concret sur le travail. Cette documentation ne constitue pas de la mesquinerie mais la protection de votre crédibilité et la création d’un dossier factuel permettant à l’organisation d’agir de façon appropriée.Les départements RH disposent de protocoles spécifiques pour gérer ces situations délicates. Ils peuvent proposer des médiations professionnelles, des formations adaptées ou, dans les cas extrêmes, des mesures organisationnelles nécessaires pour protéger l’ensemble de l’équipe. Votre rôle consiste à signaler la situation avec des faits concrets, pas à trouver les solutions.

Votre survie professionnelle avant tout

Voici probablement l’information la plus libératrice : vous n’avez pas à réparer les personnes autour de vous. Vous pouvez apprendre à mieux communiquer, à établir des limites saines et à créer un espace de travail plus fonctionnel, mais la responsabilité du changement profond appartient toujours à l’individu concerné.Les troubles de la personnalité présentent une complexité majeure, sont profondément ancrés et nécessitent souvent des années de thérapie spécialisée pour évoluer significativement. Votre rôle n’est pas d’être le thérapeute de vos collègues mais de survivre professionnellement tout en préservant votre humanité et votre compassion.Les stratégies de communication assertive ne constituent pas une baguette magique qui transformera instantanément un environnement toxique en paradis corporatif. Elles vous fournissent des outils concrets, validés par la recherche en psychologie organisationnelle, pour naviguer ces eaux troubles sans vous noyer dans le processus.La prochaine fois que votre collègue impossible débarque avec une nouvelle crise existentielle parce que quelqu’un a utilisé sa tasse préférée, respirez profondément, mobilisez vos techniques assertives, et rappelez-vous cette vérité fondamentale : vous êtes venu travailler, pas pour obtenir un doctorat en gestion de personnalités complexes. Mais maintenant que vous possédez ces clés, vous pouvez au moins transformer cette épreuve quotidienne en quelque chose de légèrement plus supportable. Et franchement, dans certains bureaux, c’est déjà une victoire monumentale.

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